Les "scyes" de la "vallée" au temps des salm

Par Marc Brignon - avril 1981

Dans un pays de forêts comme notre région, les scieries ont toujours eu une importance primordiale et constitué une source de revenus appréciable pour leurs propriétaires successifs : l'Abbaye de Senones et la Maison de Salm avant 1793 (1), le Domaine et les communes ou les particuliers après cette date.

Si la scierie de la Hallière peut apparaître -à juste titre- comme un témoin privilégié de la seconde période, il nous semble en revanche utile d'interroger les pièces d'archives sur la première, de redécouvrir l'époque où les scieries de la "Vallée" s'appelaient encore des "scyes". (2)

1 - Dimensions historiques

1) LES "SCYES" DE LA "VALLEE", PROPRIETE EXCLUSIVE DE LA MAISON DE SALM.

Longtemps le profit des "scyes" de l'Abbaye de Senones - dont dépendait la "Vallée" - se partagea en deux parts égales :
- l'une pour la dite Abbaye,
-l'autre pour la Maison de Salm.

Mais faisant suite au "Putsch" de 1571, par lequel les Comtes de Salm s'emparèrent du pouvoir en place et lieu de l'Abbaye, une " transaction " du 4 octobre 1573, annonça que les "Sieurs Abbé, Prieur et Convent pour eux et leurs successeurs ont librement (3) cédé, renoncé, ecquitté, cedent renoncent ecquittent aux dits Seigneurs Comtes pour eux et leurs successeurs toutes leurs parts et portions qu'ils ont et pouvoient avoir, et pretendent aux Scies du Val d'Allarmont (4) et de Celles (5) ". En échange de quoi la Maison de Salm abandonne à l'Abbaye tous les droits qu'elle possède sur les «scyes» du Val de Senones.

En fait, cette transaction entre les Comtes et l'Abbaye apparaît comme un marché de dupe, la dupe étant la seconde partie : le Val de Senones ne comptait alors que 7 "scyes", contre 18 pour le Val d'Allarmont et 3 dans la vallee (6) pour Celles !

Quelque temps plus tard, en 1598, alors que le Val d'Allarmont a 20 scies et Celles 3 dans la Vallée (7) , un premier partage entre les Comtes intervint. Les villages et les bois allant à l'une ou à l'autre branche, les "scyes" font de même. Raon-sur-Plaine, un morceau de Luvigny et la moitié de Celles vont faire partie du lot dont héritera, dès 1600, la Maison de Lorraine; Allarmont, Vexaincourt et le reste de Luvigny et de Celles revinrent au Rhingrave étant compris dans le lot qui sera érigé en principaute en 1623

Ainsi, entre 1598 et 1751 -date du second partage-, les "scyes" du Val d'Allarmont, bien que restant la propriété exclusive de la Maison de Salm, seront partagées entre les deux branches de cette même Maison. Le second partage, conclu entre le Prince de Salm et le Roi de France, aboutit à la création de la seconde Principauté, et à une possession unitaire des 17 "scyes" du Val d'Allarmont et de Celles, situation qui devait prendre fin en 1793 (1) .

2) LISTE DES "SCYES" A L'EPOQUE DU "PUTSCH"

a - VAL D'ALLARMONT

Les 18 "scyes" se répartissaient, par village, de cette manière :

ALLARMONT : "La scye dicte la haulte Allarmont" (8) , "La neufve scye au dessoub de la sciette", "La sciette", "la scye du croisier sapel".

. VEXAINCOURT : "La scye de Vexaincourt", "La scye de Menonrux", "La vieille et la neufve scyes de la goutte de la mer".

.RAON-SUR-PLAINE ET LUVIGNY : "La neufve et la vieille scyes Guyot", "La Scye du rux d'Abbraie", "La scye de Thevenompré", "La scye du Grabe", "La scye de la Broque" (9) , "La scye des chauldes roches" (10) "La scye entre les deux chauldes roches", "La haulte scye" (11) , "La scye du rux de Rozières".

b - CELLES

Les 3 "scyes" de Celles, construites dans la Vallée étaient "La scye du port d'Ogney" (12) , "La scye du grand roel", "Bennammey" (13) .

3) LA NOTION DE "MARCHE"

Un fait important doit être signalé à propos de cette liste : toutes les "scyes" sont bâties près de ruisseaux et non près de la Plaine. En outre, ces ruisseaux coulent dans la forêt même et parfois assez haut dans la montagne.

Si, aux 19° et 20° siècles, les scieries sont construites sur la Plaine et près des villages, c'est parce que les voies de communication et les moyens de transport sont nombreux : il est facile de déplacer les "tronces" qui vont approvisionner les scieries.

Aux 16°, 17° et 18° siècles, ces avantages étant fort réduits, les exploitants forestiers préfèrent faire déplacer les "scyes" elles-mêmes, et les installer le plus près possible des "coupes". Contrairement à l'époque moderne, ce ne sont pas les produits d'un canton forestier qui sont subordonnés à la "scye", mais la "scye" qui l'est à un canton forestier (14) . Ainsi apparaît la notion de "marche" : chaque "scye" a, à proximité immédiate, des cantons forestiers, limités en nombre et surtout en superficie, réservés exclusivement à son approvisionnement. Cet ensemble des cantons se nomme la "marche de la scye" (15) .

Chaque année, le locataire ("admodiateur") de la "scye" fait débiter par son sagard une certaine quantité d'arbres (essentiellement du sapin) marqués, par un forestier, dans la "marche" de la "scye" louée (admodiée). Cependant, pour que la "marche" puisse se regénérer, la quantité d'arbres reste assez limitée. Par exemple, le 1° mai 1605 (16) , les officiers de gruerie (17) du Comte de Salm (18) "admodièrent" à plusieurs particuliers aisés (19) les "scyes" du Comté. Le contrat écrit nous apprend que Chrestien YDOUX de Celles, "admodiateur" des "deux scyes de la goutte de la mey" devra, chacune année des trois de son bail, "prendre cent pièces d'arbres ( ... ) au bois de prayel (20) "; qu'Henry MASSON de Celles n'obtiendra pour Benamey (13) que soixante pièces "ayans les sieurs officiers de gruyerie affirmer ladite usuyne par faulte d'eaue ne pouvoir user guerres plus grande quantité de bois".

Lorsque la "marche" n'est plus peuplée que d'arbres de dimension insuffisante pour le sciage, la "scye" cesse de fonctionner pendant plusieurs années. De cette façon, le 1° mai 1605, "la scye Guyat na este mise en enchere" la marche ne comprenant plus que "des mediocres sappins".

La "marche" reconstituée, les arbres ayant de nouveau la taille voulue, la "scye" est réparée ou reconstruite (cela en fonction du temps d'abandon).

Une telle dépendance entre le fonctionnement de la "scye" et l'état de la "marche" sous-entendait une réglementation sévère et efficace que les Comtes s'employèrent à faire appliquer dès l'officialisation de leur pouvoir. En effet, avant celle-ci, la gabégie prévalait. Ainsi, en 1564, s'adressant aux Comtes de Salm, le gruyer "faict remonstrer le grant degatz que se faict au bois du Ban darlarmont a cause des Syces quilz sont audit Ban la ou labbe de Senonne y prent la moictié", et d'ajouter qu' «audit ban darlarmont les habitans couppent beaucoupt de bois pour mener sur la ripviere lesquels nen payent aulcune redebvance" (21) .

Bien vite, l'administration forestière des Salm réprima une telle exploitation "sauvage" : 
 - en taxant. sous forme d'amendes assez élevées, les contrevenants surpris par les forestiers à œuvrer dans la "marche" des "scyes" comme le fut en 1570. dans le Val d'Allarmont, "Nicolas COLON pour avoir fait ung trippoy en la marche de la scyette ou il y a ung grand desgatz" (22) .
 - en rendant les "admodiateurs" responsables de l'état de la "marche" de la "scye" louée. Ne voit-on pas ainsi, en 1664, Jean BENAY, de Luvigny, se faire infliger une amende de 120 francs (somme élevée), "comme devant respondre des desgatz et mesus arrivés ez marches de la scye de la Goutte de la Maix dont il est fermier" (23)?

2 - Dimensions pratiques

1) LA FOURNITURE DES "SCYES"

Le charroi étant insuffisant (très peu de chemins carrossables), l'administration forestière préférait attribuer une "marche" plus petite à de nombreuses "scyes" qu'une "marche" plus grosse à peu de "scyes" : le rayon d'action des fournisseurs était peu étendu.

Et, plus que le charroi, ces derniers pratiquaient le lançage en utilisant des lançoirs (ou "lanceux") naturels (24) aboutissant, soit directement sur la "scye", soit le plus près possible de celle-ci. Pour illustrer ceci, rappelons que la "scie de Lianrupt", à Moussey (25) "fut pareillement admodiée en 1542 pour treize années a charge de reparation et construction dun lançoir" (26) .

Les chariots existaient, mais les animaux de traits pratiquaient plus le traînage (avant-train ou chaînes) que le transport sur quatre roues (27) , l'établissement de "rouleux" (28) ne s'intensifiera qu'au 18° siècle.

2) ASPECT ET FONCTIONNEMENT DES "SCYES"

Tout comme l'insuffisance du charroi, l'aspect et le fonctionnement rudimentaires des "scyes" rendent compte de la multiplication de celles-ci.

A l'époque des Salm, les "scyes" sont des bâtiments en bois situés près de ruisseaux. L'eau de ces derniers, employée comme force motrice, est déviée dans un canal qui se prolonge par un chenal en bois suspendu et soutenu par des chevalets. Cette eau tombe (la chute d'eau étant l'élément moteur) dans les godets d'une roue verticale placee sur le côté de la "scye" (29) , faisant tourner cette roue et, par transmission, fonctionner le mécanisme interne.

En fait, une "scye" est alors en tout point comparable, par son système moteur, à un moulin et l'un peut remplacer sans gros problème l'autre, comme cela se fit en 1604 à Raon-sur-Plaine. En cette année, les habitants de ce dernier village finirent d' «erriger et construire ung molin a mouldre bled proche ledit villaige au lieu ou cy devant estoit la scye de Thenom- prey" (30) .

Quant à l'intérieur des "scyes", les archives se révèlent plutôt muettes sur la question aux 16° et 17° siècles.

Le haut-fer apparaît avant la guerre de Trente ans, mais les "scyes" ne sont pas toutes, même après la dite guerre, munies de chariot. Pour cette raison, les officiers de gruerie du Comté ne parviennent pas à louer la "scye de la goutte de la maix ( ... ) pour aultant que personne n'en a plus voulu qu'elle ne soit construicte comme celle dudict Levigny ainsy que touttes les autres du Comté de Salm". Toutefois, en 1665, Jean BENAY de Luvigny l'accepte en bail passé à des conditions avantageuses "a charge de la restablir à la façon des aultres scyes du Comté de Salm qui sont par chariot" (31) .

En fonction de cette modestie des "scyes", les planches façonnées ne sont pas de grande taille. Vers 1664, par exemple, les forestiers visitant les "scyes" du Comté s'aperçoivent que tous les sagards ne débitent que des planches de 13 pieds, 13 pieds 1/4 ou 13 pieds 1/2 au lieu "de 14 pieds de longueur en suitte de l'ordonnance". Entre autres, "le segart nommé Claude SAYER" qui tient "la Scye goutte Guiot" ne fabrique que des planches d'une longueur de 13 pieds et demi (32) .

Dès le début du 18° siècle, on parle de "scye à plomb".

3) LE FLOTTAGE, MODE PRIVILEGIE DE TRANSPORT DES PLANCHES

De même que le charroi - aux 16° et 17° siècles - se trouve subordonné au lançage dans la fourniture des "scyes", de même il se trouve supplanté par le flottage dans l'acheminement des produits finis de la "scye" au lieu d'utilisation ou de vente.

Si les ruisseaux font mouvoir les roues des scyes, ils ont aussi leur rôle à jouer dans le flottage. Un acte écrit vers 1664 signale que celui-ci se faisait déjà avant la guerre de trente ans sur le ruisseau de la Goutte de la Maix, "sur lequel se flottoient cy devant les planches de ladite scye (33) qui est eslognée de ladite riviere (34) d'une demi lieue et de la grande Ravon (35) 3 lieues" (32) . Un siècle plus tard, ce type de flottage a toujours la même valeur : le 9 septembre 1777, "le flottage des planches provenant des mêmes scieries (36) etoit interrompu dans le ruisseau de la goutte de la maix".

De par son ancien nom (12) , la Scie Lajus a toujours eu un rôle de première grandeur à jouer dans le domaine du flottage. Ses flotteurs – ses "voileurs" - sont cités dans de nombreuses pièces d'archives.

Au 18° siècle, avec la "scye" sera loué le passage des planches de celle-ci (passage sur l'eau). Ainsi "la scye de la basse Menombrû" et le passage sont loués pour 3 ans, à compter du 1° juillet 1751, à Jean ODILLE marchand à Vexaincourt (37) .

4) LE PROFIT DES "SCYES" POUR LA MAISON DE SALM

Avant le "putsch" de 1571, les fermiers (locataires) des "scyes" payaient, sauf rare exception, leur location en nature, c'est-à-dire en "cherrées de planches" que se partageaient l'Abbaye et les Comtes.

L'importance d'une "scye" se mesurait donc par le nombre de "cherrées" dues chaque année. En 1566, "la scye de Thellenompré" tient la palme avec seize "cherrées", les dernières étant celles "du rupt de rozieres" et "du croisier Sappel" qui n'en fournissent, chacune, que quatre (38) .
La location de quelques scyes se règle en argent, comme pour la "scye" de Ravine en 1566 et celle "du rux de Moussey dicte des chaulves" en 1569 : "La scye des chaulves est maintenant admodiée en argent pour la difficulté qu'on avoit du charroix des planches" (39) .

Après le "putsch" et ce jusqu'à la fin de l'existence de la seconde principauté, les Comtes "admodièrent" leurs "scyes" en argent. Furent-ils sensibilisés par les difficultés posées par le charroi aux locataires ou avaient-ils besoin d'argent frais ? Sans doute un peu des deux.

Ces quelques notes ne peuvent naturellement pas constituer une étude détaillée du problème des "scyes" à l'époque des Salm, mais ont eu pour seule prétention de donner un aperçu général de celui-ci.

Notons cependant, pour conclure, que, dès la seconde moitié du 18° siècle, l'apparition de techniques nouvelles de transport, le développement du réseau de communication forestière et la main-mise de l'administration républicaine sur les forêts favorisèrent la disparition des "scyes" au profit des scieries.

Toutefois, le 19° siècle et le début du 20° conserveront soigneusement aux scieries de la "Vallée" leur modestie de toujours (simple haut-fer et roue à eau) et leur nombre élevé (exemple du monopole LECUVE).
En vérité, les "scyes" ne moururent réellement qu'avec l'apparition – après la seconde guerre - des usines à scier.

NOTES ET REFERENCES

(1) Année à laquelle la Terre de Salm fut rattachée à la France. Le lecteur consultera avec profit le petit ouvrage de Jean KASTENER : Répertoire numérique de la sous-série III C (Comté et principauté de Salm).
Archives départementales des Vosges - Epinal 1950. Cette plaquette lui sera un guide précieux qui l'aidera à se retrouver sur les chemins d'une histoire confuse, celle de la Terre de Salm.

(2) Ou "scies". Ce mot "scye" est un terme spécifique à la Terre de Salm et surtout à la Principauté (branche germanique). En effet, il disparaît dans le Comté (branche lorraine) avec les occupations françaises, lors de la seconde moitié du 17° siècle. Dès ce moment, on ne parle plus que de "scyrie" jusqu'à ce que la seconde Principauté soit érigée en 1751. De nouveau, pendant une dizaine d'années, tous les Salmois emploieront le mot "scye". Puis le terme français de "scierie" prévaudra comme nous le prouvent les pièces d'archives de 1761-1762
(voir Archives Départementales des Vosges - A.D.V. - 3 C 26)

(3) En vérité, ils n'avaient guère le choix ! Beaucoup de problèmes se poseront - et surtout à propos des "scyes" du Val de Senones- au sujet de l'application de cette "transaction", pendant les 17° et 18° siècles.

(4) Le Val d'Allarmont se compose à l'époque de quatre villages qui sont : Allarmont, Vexaincourt, Luvigny et Raon-sur-Plaine.

(5) A.D.M.M. (Archives Départementales de Meurthe et Moselle), B.892 n°3.

(6) Le district de Celles a 4 "scyes", mais la quatrième se trouve dans la Basse de Ravines.

(7) Il faut citer hors de la Vallée, sur le ruisseau de Ravines, 4 "scyes" qui relèvent du district de Celles : Ravines, Coichot, Feugoutte et Cornarupt.

(8) En fonction de l'année, chacun des noms désignant une "scye". ou une autre connaît de nombreuses variantes orthographiques. Nous utilisons la seconde des plus anciennes listes des "scyes" du Val d'Allarmont et de Celles : elle date de 1569. La plus vieille, celle de 1566, ne donne pas plus de "scyes" pour ces endroits (A.D.M.M., B. 9027 et 9028)

(9) Aucun rapport avec le village près de Schirmeck.

(10) En 1566, on écrit "La scye des haultes roches (A.D.M.M., B.9027), De même que le nom de "chatte" du lieu-dit (au-dessus du hameau de Salm) "Chatte pendue" n'a rien à voir avec les félins, l'adjectif "chaudes" ne fait en aucune façon appel au concept de chaleur : le nom comme l'adjectif qualifie la hauteur.

(11) Noté dès 1577 : "la Haulte scie soub Rozières" (A.D.M.M., B. 9029)

(12) Ecrit en 1566 : "Scye de la Basse d'Ougney". On parlera plus volontiers, au 17° siècle, de la Scie Lajus. A ce niveau, on se permettra d'invalider le beau raisonnement développé par Louis JOUVE dans un de ses articles intitulé "Etude géographique sur le ban et les possessions de Senones jusqu'au milieu du 13° siècle" (Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne. 1878; page 137) Celui-ci lit dans une charte (en fait une mauvaise copie) de 1328 établissant "les bornes et devis du Val de Senones" : "LE PONT DOUGUEY" qu'il interprète ainsi : "ce dernier mot est ainsi écrit, mais il peut être séparé en deux et signifierait le pont du gué" ...

(13) Les pièces d'archives ne donnent jamais "la scye de Bennammey", mais toujours seulement "Bennammey" et ses variantes.

(14) Les "scyes" sont placées en fonction des bois comme le rappelle en 1708 un officier des forêts : les "scituations des bois qui necessitoient les scituations des scies" (A.D.M.M., B. 891 n°55)

(15) Ainsi, le 1° avril 1589, parmi les cantons de la marche de "la scie du port dougney" on découvre "la coste de la halliere" (A.D.M.M., B. 9033)

(16) A.D.M.M., B. 9043

17 La "gruerie" (ou "gruyerie") correspondait autrefois à un office des eaux et forêts.

(18) Branche lorraine

(19) En général, de gros marchands de la Terre de Salm.

(20) Aujourd'hui Prayé

(21) A.D.M.M., B. 9026

(22) A.D.M.M., B. 9087. En d'autres termes, COLON a defriché une parcelle forestière pour ensuite la labourer et y semer sans doute du seigle.

(23) A.D.M.M.,B. 9120

(24) Témoin la profusion des toponymes forestiers que l'on trouve dans les vieux actes désignant des lançoirs.

(25) Ou "scye l'Abbé"

(26) A.D.V., 3 C 18

(27) Et SOUS quatre roues comme le faisaient jadis les "tronciers".

(28) Littéralement : "rouloirs", chemins où l'on "roule" avec des chariots. Les anciennes pièces donnent aussi "rulleux".

(29) Un acte de 1708 portant sur "la Scye Lajus" décrit ce mécanisme d'ensemble : "ce netoit pas leau de la riviere du Comté (la Plaine) qui faisoit tourner la roue de la scie du port mais celle du ruisseau au moyen d'une roye et de plusieurs chenaux" (A.D.M.M., B.891 n°55)

(30) A.D.M.M., B. 9043. "Thenomprey" est une des variantes du terme "Thevenonprey"

(31) A.D.M.M., B. 9122

(32) A.D.M.M., B.891 n° 50

(33) La "scye" de la Goutte de la Maix, bien entendu.

(34) La Plaine

(35) Raon-l'Etape

(36) Il s'agit des scieries St-Hubert et de la Maix. A.D.V., 3 C 47

(37) A.D.V., 3 C 26

(38) A.D.M.M., B. 9027

(39) A.D.M.M., B. 9028

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